Ce document n'est qu'une version intermédiaire d'un article qui devrait, à terme, se retrouver sur mon site consacré à l'écriture ([]).
Voici quelques réflexions sur la ``critique constructive'' de textes. J'utilise à dessein le terme ``constructif'', pour distinguer cette approche de la critique littéraire ou de la critique analytique. (A un degré noble, la critique littéraire a pour ambition de faire partager au lecteur éventuel d'un ouvrage la haute opinion que l'on peut avoir de cet ouvrage ; les critiques de Philippe Curval dans le ``Magazine littéraire'' constituent un excellent exemple de la chose. A d'autres degrés, il s'agit de dire, à travers une oeuvre, le bien ou le mal que l'on pense d'un auteur. Dans le pire des cas, la critique littéraire peut devenir un exercice de style qui s'apparente au ``shoot them all''. La critique analytique est un exercice littéraire tout à fait différent, qui demande culture et académisme, et qui vise à rattacher l'oeuvre étudiée aux grands courants littéraires, etc. Dans la science-fiction, on peut citer par exemple les préfaces savantes de Gérard Klein, les textes de Roger Bozzetto, les études d'André-François Ruaud, etc. Pour fermer la parenthèse, je signale que certains textes critiques de ces auteurs - Bozzetto, Curval, Klein, Ruaud - sont disponibles sur l'excellent site des 42, http://www.quarante-deux.org/)
De mon point de vue, la critique constructive est plutôt ce qui se pratique dans un atelier d'écriture ; elle a pour but de permettre à un individu, jouant le rôle de critique, de faire part à un autre individu, ayant joué le rôle d'auteur, des impressions ressenties lors de la lecture de l'oeuvre de cet auteur. En réalité, l'auteur se moque un petit peu de savoir s'il a plu, ou non, au critique ; ce qui l'intéresse est que ce critique joue le rôle du lecteur-type, et décide si ce lecteur-type ainsi incarné apprécie ou non son oeuvre.
Il n'existe naturellement pas de lecteur universel ; au mieux peut-on approcher un sous-ensemble de tels lecteurs, par exemple ceux qui lisent un certain magazine (on notera que pour chaque magazine, il existe un critique spécifique dit ``rédacteur en chef'' du magazine, et qui est la seule personne à même de juger de ce qui plaît aux lecteurs de ce magazine ; son jugement est d'ailleurs sans appel). Le but (avoué ou non) de l'écrivain étant tout de même d'être publié, le but du rédacteur étant de publier ce qui plaît à ses lecteurs, l'écrivain qui veut être publié dans le magazine a donc tout intérêt à savoir ce qui plaît aux lecteurs du magazine en question ; mais ceci est une autre histoire.
Heureusement, la recette d'un bon récit n'a guère changé au fil des années ; M.Z. Bradley nous la confie ([]) : il faut raconter l'histoire d'une personne sympathique, qui, après des difficultés pratiquement insurmontables, obtient un résultat tout à fait remarquable par ses seuls efforts. Même si les choses ne sont pas toujours aussi schématiques que ceci, le but de l'auteur reste d'écrire une histoire qui puisse plaire à un large public, et qui, par conséquent, répond à un certain nombre de ``règles'' couramment admises. M.Z. Bradley toujours nous présente ([]) les règles en question en décrivant le fonctionnement d'un éditeur. Chacune de ces règles peut (et parfois ``doit'') être transgressée, mais une oeuvre qui transgresse la quasi-totalité des règles a très peu de chances de trouver un vaste lectorat (les contre-exemples ne sont pas rares, mais les exemples sont bien plus nombreux !).
N'importe quel lecteur est un critique en puissance. Il a son expérience, ses critères personnels, et est parfaitement capable de dire s'il aime ou s'il n'aime pas un texte. Dans la ``vie réelle'' il achète ses livres, et sait ce qui lui plaît. Naturellement, si le lecteur auquel vous vous adressez est une personne de votre entourage (votre mari, votre mère), il n'aura pas nécessairement l'objectivité suffisante pour être d'un grand conseil ; son avis n'est pas nécessairement inintéressant pour autant ; ma propre mère, qui adore tout ce que j'écris (merci, maman), est excellente pour repérer la moindre faute lexicale ou sémantique, une qualité inappréciable. Même des avis très subjectifs comme ``j'aime'', ou ``je n'aime pas'', peuvent être intéressants, pour peu que la personne arrive à développer les raisons qui font qu'elle aime ou qu'elle n'aime pas. D'ailleurs, lequel de ces deux avis préféreriez-vous recevoir :
Naturellement, si l'on désire, en tant que lecteur, aller un peu plus loin dans l'analyse d'un texte et rendre service à son auteur, il est important de savoir analyser ses impressions (dans la pratique, noter ``où ça ne va pas'', et si possible, ``pourquoi''), et mieux encore, grâce à son expérience, son intuition et/ou ses connaissances de l'écriture et des procédés littéraires, de pouvoir suggérer à l'auteur des remèdes aux défauts que l'on croit avoir décelé dans son texte. Dans un monde idéal, le critique est parfaitement au courant des aspects technologiques de l'écriture, et utilise au mieux cette connaissance pour aider l'auteur...
Idéalement, une critique devrait se faire en aveugle, c'est à dire dans l'ignorance du nom de l'auteur du texte. Il ne saurait être question d'utiliser la connaissance que l'on peut avoir de l'auteur pour en tirer des conclusions sur le texte que l'on lit.
De même, une critique constructive n'est pas, et ne doit jamais être une mise en cause de l'auteur. Il n'est pas question de faire de la psychanalyse à la petite semaine.
La critique se doit d'être sincère, mais n'a pas à être blessante ou agressive. En fait, plus les reproches éventuels sont exprimés avec délicatesse, et plus elle est utile. Tout doit être dit, mais avec les formes, dans le respect de l'auteur.
La critique n'est pas un dialogue : l'auteur n'a rien à expliquer ou à justifier au critique, le critique n'a aucune précision à demander à l'auteur. Rien n'est à prendre en compte hormis l'oeuvre elle-même. Le dialogue ne peut s'instaurer que d'une seule façon : lorsque l'auteur présente au critique une nouvelle version de son travail.
La première chose dont l'auteur a besoin est d'un oeil neuf et étranger. Je vais m'expliquer sur ces deux notions.
L'oeil neuf est celui grâce auquel le critique, lisant un texte pour la première fois à une vitesse normale (ceci est important), va faire semblant d'être le lecteur-type. A titre personnel, j'ai parfois accepté, ou proposé, de critiquer des textes d'amis. Ma première approche a été, pendant longtemps, de lire une première fois le texte, afin d'être débarrassé de l'envie de connaître la fin (parfois de relire certains passages, ou même la totalité, une seconde fois, voire plus), avant de me mettre ``sérieusement'' au travail, en ``terre déjà connue''. J'ai fini par me rendre compte que, pour moi en tout cas, ça ne marchait pas. Aucun vrai lecteur ne lit trois fois un roman ou une nouvelle, avant de décider si elle lui plaît ou non. La première impression est vraiment ``la bonne'', car pour le futur lecteur ce sera ``l'unique''. Si ne texte ne ``marche pas'' à la première lecture (et même s'il ``s'éclaire'' à la seconde), il ne marche pas, point final. Naturellement, l'oeil n'est neuf que s'il n'a pas lu antérieurement d'autres versions ou d'autres critiques de la même oeuvre.
L'un des inconvénients de la lecture multiple est qu'un ouvrage répond souvent à retardement à des questions que l'on se pose durant la lecture. Un passage très obscur se comprendra lors d'une seconde lecture, ou lorsqu'on aura appris certains détails dans la suite du récit. Bien souvent, on ne se souvient plus de ce défaut lors de la critique proprement dite, ce qui fait perdre à l'auteur une occasion d'améliorer son texte. On peut par contre repérer des défauts mineurs, qui seraient passé inaperçus lors d'une lecture unique, et auxquels on risque d'attacher une importance excessive.
D'autre part, l'oeil doit être étranger, disons neutre, vis à vis de l'oeuvre que l'on lit. Critiquer un inconnu est simple. Critiquer un ami, ou un auteur réputé l'est moins. L'effet Pygmalion joue, et il est parfois difficile de ne pas trouver un texte ``meilleur'' qu'il n'est en réalité (dans certains cas, l'appréciation peut être biaisée dans l'autre sens).
Soit dit en passant, on comprend que l'auteur, qui a le double handicap de bien connaître son oeuvre et de l'aimer, soit parfois mauvais critique de son propre travail.
Comment est-ce que je gère ma première lecture, ma ``découverte'' d'un texte ? Au cours de celle-ci, je note, très vite, au surligneur orange, tout ce qui me gêne : fautes d'orthographe, répétitions, trivialités, etc (même, éventuellement les effets de styles, qui peuvent être excellents, mais qui me font ``sortir'' de ma lecture). J'utilise un code informel très personnel, avec des conventions qui diffèrent d'un jour à l'autre : je barre ou je souligne en plein, en pointillé ou en ondulé des lettres, de mots ou des groupes de mots, je place dans les marges des traits verticaux simples ou doubles, des points d'exclamation ou d'interrogation, qui expriment la nature du désagrément que je ressens. Idéalement, je devrais noter, dans une autre couleur, ce qui me plaît ; je ne le fais pas pour l'instant, et je perds probablement des éléments positifs d'appréciation. L'important est que je sache, à la relecture, caractériser et exprimer (en général en synthétisant) les émotions ressenties. Ces notes doivent être prises rapidement, à la vitesse d'une lecture ``normale''. Cette vitesse est un facteur important. Je ne dois pas m'accorder plus de temps pour réfléchir que n'en a le lecteur moyen, et donc ne pas relever, à la première lecture, des défauts qui n'apparaitraient que lors d'une étude beaucoup plus approfondie du texte. À la fin de la lecture, je note mes impressions générales : j'aime, un peu, beaucoup, etc. Pour quelles raisons ? Ai-je l'impression d'avoir ``tout compris'' ou non ? Qu'est-ce que j'ai éprouvé de particulier (positif ou négatif) ? Il est important de sortir de cette première phase avec une impression nette, portant sur la globalité du texte.
Si l'on a le temps, il est bon de faire à ce moment précis un résumé du texte (``C'est l'histoire d'un homme qui, etc''). Ce résumé est ce que le lecteur a compris du texte. Il est souvent différent de celui que l'on peut faire après une lecture approfondie de l'oeuvre, et souvent aussi très différent de ce que l'auteur a cru mettre dans son texte. C'est d'ailleurs toujours une surprise pour l'auteur de réaliser ce que le lecteur a cru lire.
On peut ensuite passer aux détails : la logique du texte est-elle satisfaisante ? Qu'est-ce qui ne va pas dans les réactions des personnages ? Tel rebondissement est-il légitime, ou téléphoné ? Tel paragraphe semble-t-il à développer ou à raccourcir. Etc.
Une seconde, voire une troisième lecture permettent souvent de comprendre, techniquement, pourquoi ça ne va pas. Il faut essayer d'aller, au travers de l'écriture, jusqu'aux techniques utilisées (ou mal utilisées, ou ignorées) par l'auteur.
Il faut ensuite effectuer une synthèse du niveau adéquat. Si la conclusion de celle-ci est ``tout est à réécrire'', ce n'est pas utile de signaler qu'il manque un ``s'' à tel endroit. Réciproquement, si vous jugez le texte quasi parfait, cette dernière remarque est importante ; elle rassurera l'auteur, en lui prouvant que vous avez bien lu attentivement le texte, et que vous l'aimez bien quand même.
Ce n'est pas facile. Quels sont les qualités ou les défauts de l'auteur du texte ? Quel conseil ``utile'' peut-on lui proposer ?
Pour conclure, il faut prendre garde à ne pas réécrire le texte. Lorsque je sens que j'en suis là (autrement dit, si j'ai l'impression que ce que je vais suggérer n'améliore pas le texte dans l'esprit de ce qu'a voulu l'auteur, mais plutôt comme moi je le ferais), je classe les remarques à la rubrique ``si je devais écrire ce texte''.
Il est toujours difficile d'évaluer globalement un texte (c'est pourtant la partie essentielle de l'évaluation). On peut s'aider des grilles suivantes (si l'on n'est pas allergique à tout ce qui est un peu scolaire). En général, une échelle telle que la suivante peut fonctionner pour nombre d'aspects du texte :
| Note | Résumé | Description |
| 1 | Ne fonctionne pas sous cette forme | Nécessite un remaniement complet |
| 2 | Intéressant | Des défauts majeurs, qui peuvent être corrigés |
| 3 | Bon | Des révisions sont nécessaires |
| 4 | Très bon | Des défauts mineurs |
| 5 | Excellent | Du travail de professionnel, publiable dans l'état |
Naturellement, tous ces aspects n'ont pas la même importance. Si le récit se déroule de nos jours, une description complète de l'environnement n'est pas indispensable. Inversement, s'il s'agit d'une oeuvre psychologique, les personnages ont intérêt à être convaincants.
Si l'on est capable d'attribuer une ``note'' à chacun des aspects évoqués, on peut effectuer une moyenne plus ou moins pondérée par l'importance relative de chacun des aspects.
Nombreux sont ceux qui préconisent la technique du sandwich : exposer, pour chaque aspect important du travail, les points positifs et les points négatifs, en débutant et en concluant par les aspects positifs.
Il est toujours utile de préciser si l'on est un amateur ou un connaisseur (ou non) du genre critiqué (science-fiction, horreur, fantasy ; on peut, pourquoi pas, détailler ses goûts personnels : space-opéra, hard-science, fantasy urbaine, gore hémoglobineux, etc). Si vous détestez la fantasy, et que le texte relève clairement de ce genre, indiquez le (ou, peut-être mieux encore, ne critiquez pas le texte).
On peut ensuite résumer l'intrigue en quelques lignes : c'est pour l'auteur non seulement la preuve que le lecteur a lu le texte, mais surtout qu'il a saisi ce que l'auteur a tenter d'exprimer.
...à compléter...
Vous avez passé des jours, des semaines, de mois (des années peut-être) à écrire un texte dans lequel vous avez placé toute votre énergie, votre coeur, votre foi(e), etc. Il est évident que n'importe quelle ``critique'' causera une déception (``Votre texte est extraordinaire,'' dit le critique ; ``Ah bon, pense l'auteur, déçu, ``seulement'' extraordinaire ?''). Surtout quand le premier imbécile venu vient vous expliquer que votre oeuvre est d'une nullité crasse ; pour un peu, il ajouterait, comme le regretté rédacteur en chef de Fiction, Alain Dorémieux, que vous feriez mieux de vous recycler dans la culture des tubercules.
...à compléter...
Que se passe-t-il si la promesse n'est pas tenue ? Soit le texte est décevant, soit encore il est considéré comme ``humoristique'' : les histoires ``drôles'' ne reposent-elles pas sur des promesses non tenues : on nous fait une promesse dans un certain registre, et l'on termine l'histoire dans un autre registre ; ce principe s'applique assez souvent (toujours ?) aux textes de science-fiction humoristiques. Il s'applique aussi souvent aux textes ratés.
...à compléter...
...Question : est-ce bien utile ici ?
Pour finir sur une note humoristique, une petite illustration de défauts typiques... Cette annexe s'inspire dans son concept d'un document dû à Lewis Shiner et Bruce Sterling , et disponible sur internet ([]). Il s'agissait de proposer un nom imagé pour caractériser les erreurs d'écriture typiques des débutants (et des moins débutants).
* Sorti de cette mauvaise passe ...
Il s'agit ici d'une allusion à Rocambole, ouvrage de Ponson du Terrail publié en feuilleton au siècle dernier. Dans l'un des épisodes, le héros, Rocambole, drogué, assommé, pieds et poings liés, enfermé dans un sac, était placé dans une solide caisse lourdement lestée, et jeté dans la Seine. L'épisode se terminait là, laissant le suspens à son comble pour tous les lecteurs qui devaient attendre toute une semaine pour connaître la suite de cette palpitante aventure. Et nos lecteurs de découvrir au début de l'épisode suivant, sans aucune autre explication, cette grandiose ellipse : ``Sorti de cette mauvaise passe, notre héros...'' qui était tout ce qu'avait trouvé le feuilletoniste pour sortir de la sienne. On ne s'étonne plus que les aventures de Rocambole aient donné naissance à l'adjectif ``rocambolesque ''.
En bref, utiliser l'ellipse à bon escient, et seulement quand elle permet de supprimer un passage sans grand intérêt pour l'histoire qui nous intéresse...
* Et de l'autre ouvrit la fenêtre...
Nouvelle perle, toujours due à Ponson du Terrail ; la phrase complète est : ``Il se précipita dans la pièce, un pistolet dans chaque main, et de l'autre ouvrit la fenêtre.'' Le nombre de mains pose manifestement un problème à notre romancier, puisque c'est aussi chez lui que l'on relève le célèbre : ``Sa main était sèche et froide comme celle d'un serpent.''
En bref, il y a des choses que l'on ne peut pas faire à la fois, et télescoper plusieurs actions dans une même phrase aboutit parfois à un effet comique, volontaire ou non.
C'est le type du récit dans lequel, sous la combinaison spatiale, on trouve un habit de cow-boy, et où, si l'on gratte un peu le martien, on découvre un indien fraîchement repeint en vert.
Autrement dit, il s'agit d'une pure transcription (reduplication est le terme savant) dans un ``décor'' science-fictif d'un récit qui n'a rien de science-fictif, et qui présente donc assez peu d'intérêt pour l'authentique amateur du genre. A noter que je parle ici d'indiens, mais les histoires où les chevaliers du moyen âge sont repeints en dragons sont encore bien pires...
* Ainsi, tout ceci...
``Ainsi, tout ceci n'était qu'un rêve...'' (et ses variantes : ``...pas un rêve'', ``se déroulait dans un univers virtuel'', etc).
On a connu tellement de textes dont la chute repose sur ce concept qu'il faut admettre aujourd'hui que l'idée n'est plus très neuve et n'apporte pas grand chose. Et en tout cas ne justifie plus d'écrire un texte. Ceci inclut la variante où le personnage fait un rêve prémonitoire, et où dans la réalité tout se passe comme au début de son rêve.
* Il se passe des choses étranges...
Dans certains textes, en SF ou fantastique, on a l'impression que le seul résumé possible est ``il se passe des choses étranges, et on ne les comprend pas, ou en tout cas leur accumulation semble purement gratuite''. Dans un texte de SF ou de Fantastique qui fonctionne bien, il y a un concept surnaturel à la base (pseudo scientifique pour la SF, type ``le voyage dans le temps est possible'', ou fantastique pour le ``fantastique'', type ``les loups-garous existent''), et l'on va logiquement jusqu'au bout des implications du concept pour le ou les personnages. Si le concept est supposé bien connu du lecteur (on peut imaginer justement que les voyages dans le temps ou les loups-garous traditionnels sont des concepts connus), il n'y a pas besoin d'expliquer ou d'argumenter. Ainsi, on admet connu que l'on tue un loup-garou avec une balle d'argent, il n'y a rien à justifier ; mais s'il faut dans l'histoire une flèche dont la pointe est en platine irridié pour arriver au même résultat, il faut le dire dans le texte et le justifier ``quelque part''. Sinon, le lecteur a l'impression qu'il se passe des choses ``incompréhensibles''.
La raison habituelle des incompréhensions du lecteur est une absence d'explications ou de logique. Souvent, ce qui est décrit est clair dans l'esprit de l'auteur, mais il n'a pas donné assez d'indices pour que ça le devienne dans l'esprit du lecteur. C'est un défaut difficile à détecter sans un lecteur extérieur.
...à compléter...